La peur de la mort

Ce que je vous partage ici est le fruit de mon expérience, de mes observations, de mes questionnements. J’ai à cœur d’y réfléchir avec vous.

Comme beaucoup, je réalise à quel point l’épisode du Covid-19 est une belle occasion de prendre conscience que ce qui nous gouverne depuis que l’humanité existe et qui est logé dans notre cerveau reptilien, est « la peur de mourir ». Parmi les peurs, celle-là demeure sans aucun doute la plus archaïque. 

« La peur de mourir » est utilisée comme une arme particulièrement efficace pour ceux qui souhaitent maintenir les individus sous leur pouvoir. 

Un exemple frappant est l’attitude des hommes d’Église, qui à une époque étaient plus puissants que le Roi lui-même ! 

Personnellement j’ai reçu une éducation judéo-chrétienne et j’en suis arrivée au constat que cette éducation, depuis sa création fait usage de cette même arme.

Pour donner un exemple concret, le sermon ayant pour vocation de prêcher la « bonne parole » durant la messe, avait (l’a-t-il encore ?) un caractère menaçant dans le but de terroriser les fidèles afin qu’ils demeurent dociles et obéissants, de les ramener sur « le droit chemin » sous peine de connaître « les feux de l’enfer ». J’ai entendu des termes comme « brebis égarée », qui n’est pas sans évoquer cette notion de « mouton » associée à celle de « la peur du loup » (du diable), qui ne fera qu’une bouchée de la brebis désobéissante !

Est-ce propre au Moyen Age ? Il me semble qu’en regardant de près ce qui se passe en ce moment, sous certains aspects, nous y sommes toujours ?!… Non ?!

Comment ça marche et pourquoi cette « arme » est-elle si efficace ?

Comme je le dis plus haut « la peur de mourir » est gravée depuis le commencement de l’humanité dans notre cerveau reptilien que nous avons en commun avec nos cousins appartenant au règne animal. C’est l’amygdale (au nombre de 2) logée dans la région de l’hippocampe qui flaire le danger, agit comme une sorte de gyrophare émettant le signal : « attention danger imminent ». A ce signal l’organisme tout entier se met en « mode survie ». Dans le cas de cette peur archaïque, il semble que la réponse soit toujours la même : l’arrêt de toute activité (ou presque) qui plonge l’individu dans cette sidération le privant de toute réaction défensive. Ainsi neutralisé, il n’offre plus aucune résistance, on peut alors faire et obtenir de lui ce que l’on veut… Ça fait froid dans le dos n’est-ce pas ? 

Mais ce n’est pas tout, la personne est ensuite envahie par un lourd et cuisant sentiment de culpabilité d’avoir « laissé faire », et cela quelle que soit la gravité du préjudice subi. 

Quand je regarde autour de moi, je constate que cette pratique est très répandue, voire « normalisée ». 

Entrée dans les mœurs et les habitudes, la plupart du temps, elle est reproduite, transmise plus ou moins inconsciemment. On peut la voir à l’œuvre à toutes les échelles : individu, famille, groupe, nation et aujourd’hui à l’échelle du monde. 

Certaines méthodes consistent à « tuer l’humain dans l’œuf ». 

Quand on veut neutraliser une population tout entière afin d’exercer les pleins pouvoirs sur elle, quoi de plus efficace que d’user de cette arme au moment où l’être humain est le plus vulnérable, au stade où pour lui la peur de mourir n’est pas irrationnelle, mais bien réelle. 

En effet, avant qu’il soit autonome, l’enfant grandit dans un contexte très particulier caractérisé par une totale dépendance vitale et affective. Le petit être humain meurt si ses besoins vitaux ne trouvent pas de réponse satisfaisante de la part de son environnement. Il est donc confronté quotidiennement à cette notion réelle de vie et de mort. On peut alors facilement imaginer que menacer un enfant stimule cette peur de mourir jusqu’à l’angoisse. 

Dans les années 50, un médecin, a écrit ceci : « il est recommandé aux parents de mater la volonté de l’enfant dès le berceau, cela sera sans conséquence, car plus tard il ne se souviendra pas en avoir eu une un jour ».

Cette recommandation me glace le sang…

En y prêtant une attention particulière, on peut voir sans difficulté que l’éducation des enfants est toujours fondée sur cette peur prenant différentes formes : menaces, chantage affectif, sanctions, humiliations, etc. 

Alice Miller dénonce, dans les années 80, dans ces livres aux titres évocateurs « L’enfant sous terreur », « C’est pour ton bien » et « Drame de l’enfant doué », l’aspect violent et destructeur de l’éducation des enfants, nous invitant à nous interroger sur le fait que cette éducation puisse être la racine de la violence. 

Il semble que ce soit encore vrai aujourd’hui mais peut-être simplement de manière plus subtile, plus subliminale, l’usage de la peur pouvant se nicher derrière des approches avant-gardistes, des inspirations New-Age. Le but est toujours le même : neutraliser la volonté de l’enfant pour en faire un être docile, obéissant, afin qu’il se laisse conditionner sans résistance pour devenir un « bon » citoyen, voire un bon petit soldat, au service du pouvoir en place. 

Aujourd’hui, de ma fenêtre de confinée, qu’est-ce que j’observe ? 

Certes, l’humanité a évolué sur beaucoup de plans. Elle a grandi. 

Elle me donne l’impression d’être aujourd’hui une adolescente de plus en plus consciente, se posant les bonnes questions sans plus rien attendre des personnes « qualifiées » dont le job est de réfléchir et de poser des actions à sa place. On peut de moins en moins l’endormir avec de beaux discours démagogiques. 

Elle commence à réagir, prend des initiatives sans plus attendre la permission de ceux qui détiennent le pouvoir et l’autorité, et qui, il faut bien le reconnaître, en abusent.

Bref ! Elle reprend sa vie en main, elle sort dans la rue pour montrer qu’elle existe, pour faire entendre son point de vue, ses valeurs, sa souffrance, consciente qu’elle va droit dans le mur si elle continue d’obéir aux lois d’un système caduc et donc malade. 

Elle est comme l’adolescent révolté qui suffoque derrière son masque d’enfant sage et obéissant, cessant de participer à sa propre perte, revendiquant sa liberté de penser, d’agir selon ses propres besoins, ses propres aspirations, remettant tout en question, ou presque… « la peur au ventre » car il est difficile d’affronter ces monstres sacrés que sont les parents, les éducateurs ! 

On peut entendre : « si je dis ça, si je fais ça, mes parents vont me tuer ! », expression devenue populaire. L’éducation basée sur la peur semble laisser quelques traces… 

Et, toujours de ma fenêtre, qu’est-ce que je vois ? En plein mouvement de protestations : gilets jaunes, réforme des retraites, Podemos et tant d’autres, durant lesquels l’humanité a pu démonter une ferme volonté de ne plus lâcher et de rester vigilante, déterminée à ne plus être jetée aux oubliettes… 

…un virus qui semble débarquer de nulle part, comme par hasard, là, maintenant, pile au moment où elle se réveille !? 

Et qu’est-ce que j’entends ? Le mot magique « guerre », signifiant danger de mort imminent !

Bien plus efficace que le Covid-19 qui, dans un premier temps, ne semblait pas faire réagir la population incrédule, une petite piqûre de rappel d’une arme bien plus puissante : « la peur de mourir », lui a été injectée.

Et ça marche ! L’amygdale Macron lance l’alerte « attention danger de mort, tous aux abris ». 

A partir de là, que s’est-il passé ? 

Comme à l’échelle de l’individu, nous pouvons observer le même phénomène par lequel l’organisme tout entier s’arrête et se met en « mode survie », nous plongeant tous dans cette même sidération caractérisée par l’incapacité de raisonner objectivement, nos facultés intellectuelles étant elles aussi à l’arrêt. Ainsi « neutralisés », nous avons obéi à toutes les injonctions, sans broncher, sans contester. 

Je me suis surprise moi-même à subir cet état de sidération malgré ma farouche volonté de conserver mon libre arbitre et toute ma lucidité !

Attention, je ne suis pas en train de dire que le virus n’existe pas ! 

Je propose juste ma propre lecture des événements différente de celle que l’on nous impose quotidiennement, sans que nous puissions vérifier la véracité des informations (celles-ci se contredisant d’un jour à l’autre), des déclarations qu’on nous demande de croire sur parole, malgré les incohérences et les contradictions que nous pouvons constater.

Ajouter à cela trois autres armes d’une efficacité incontestée : diviser pour mieux régner, la rétention et le détournement de l’information à laquelle nous n’avons pas vraiment directement accès, et la cerise sur le gâteau : « la culpabilité ». 

Ne serait-on pas ici, en présence d’armes de manipulation massive ?

Certes, ce n’est pas un scoop ! Mais si, jusqu’au 17 mars dernier, nous pouvions ne pas vraiment en être conscients ou refuser de l’admettre, trop accaparés que nous étions par nos vies trépidantes, admettez que cette situation inédite rend cette réalité d’autant plus flagrante et indéniable.

Je ne sais pas comment vous vivez tout ça, mais moi je me sens comme un rat de laboratoire enfermé dans ma petite boîte, me demandant ce qui va me tomber dessus et quand ça va me tomber dessus ?

Soazig Boissier (Praticienne en Thérapie EMDR et Thérapie Psycho corporelle)