J’ai peur !

Devant cette période délicate, notre cerveau reptilien est très sollicité. Peurs, phobies s’éveillent ou se réveillent… Car celui-ci est le siège de toutes nos peurs qui correspondent toutes à une seule peur qui est la peur de mourir.

Devant toutes ces sollicitations, notre cerveau reptilien s’emballe et génère des sensations fortes : sensation d’étouffement, vertiges, nausées…

Un peu de théorie…

Notre cerveau reptilien est le plus ancien, il assure les fonctions vitales de l’organisme en contrôlant la fréquence cardiaque, la respiration, la température corporelle, l’équilibre. Il comprend le tronc cérébral et le cervelet essentiellement, ce qui forme le cerveau d’un reptile, d’où son appellation. Il a donc un instinct de survie et dès qu’il se sent en danger il va tirer la sonnette d’alarme en générant des sensations dans le corps, c’est son langage.

Le cerveau limbique quant à lui est apparu avec les 1ers mammifères. Il comprend principalement l’hippocampe, l’amygdale et l’hypothalamus. Il est le siège de notre mémoire et de nos émotions. Il correspond à nos premiers apprentissages d’acquisition. Il comprend nos jugements de valeur souvent inconscients qui exercent une grande influence sur notre comportement.

Et enfin le néo-cortex, le plus connu de tous, qui se compose des 2 hémisphères cérébraux et qui prend une importance considérable chez nous tous.

Le cerveau gauche, siège du langage, de la logique, du raisonnement ; le cerveau droit, siège de l’intuition, de l’imagination et de la créativité..

Une solution NERTI !

Ce qu’il est utile de comprendre c’est que lorsque le cerveau reptilien s’emballe, c’est une mémoire archaïque qui se réveille et qui le stimule.

Cela peut être un élément extérieur ou intérieur (une pensée, une émotion). Une mémoire d’une situation ancienne, dans la petite enfance, à l’adolescence ou même à l’état foetal, ou une mémoire plus récente lié à un événement que la personne a vécu comme traumatique (accident, divorce, séparation, licenciement…) et qui a généré une micro-perte de conscience que le cerveau reptilien a assimilé à une petite mort et par conséquent à un danger mortel.

Inlassablement, dès que dans la vie se manifeste une situation en lien avec cette mémoire traumatique, les sensations vont se réactiver. Comment faire pour cesser ce cycle ?

Il s’agit de faire comprendre au cerveau reptilien qu’il n’y a pas en réalité de réel danger de mort. En effet très peu de situations sont réellement mortelles. Par exemple si je suis face à un serpent, je vais avoir peur pour ma vie, La réponse de mon cerveau reptilien en cet instant précis va être de 3 ordres : fuir, me figer ou agresser, c’est un instinct animal. Observez les animaux, ils vont choisir telle ou telle option pour rester en vie, soit ne plus bouger, soit attaquer s’ils sont plus forts, soit fuir. Ils vont choisir de façon instinctive la solution qui leur paraît la plus adéquate face à la situation.

Lorsque notre cerveau reptilien se sent menacé et même si ce n’est pas un réel danger de mort, c’est un des trois comportements qu’il va adopter aujourd’hui car c’est notre cerveau archaïque. Pour sortir de ce cercle, il s’agira de lui faire comprendre qu’il n’y a pas de réel danger de mort. Pour ce faire on va laisser dérouler les sensations jusqu’à un point crucial qu’on appelle le verrou et qui fait office de déblocage. Dès que ce verrou est atteint, le cerveau reptilien comprend qu’il n’y a plus de danger et il cesse de réactiver cette mémoire. Tant qu’il n’a pas compris, il va ré-activer tout au long de la vie cette mémoire.

C’est l’objet d’une séance NERTI (Nettoyage Emotionnel des Traumatismes Inconscients). Il peut y avoir une à deux racines. Sur une racine il peut y avoir plusieurs peurs, comme il peut y avoir une peur par racine. En une séance nous traitons une racine.

Murielle Poirier

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