Dormir pour être en forme, oui mais pas seulement !

rédigé le 19 novembre 2020

En consultation de naturopathie, nous remarquons souvent le peu d’importance que nous accordons au sommeil : « J’ai l’impression de perdre mon temps », « J’ai envie de faire autre chose »…

Le sommeil ne nous offre pas seulement la possibilité de nous réveiller en forme le lendemain. Cela va beaucoup plus loin : il nous permet de vivre le plus longtemps possible en bonne santé. A l’heure où les cures « detox » n’ont jamais autant fait parler d’elles, où des plantes sont importées par milliers pour « nettoyer » notre organisme, perdre du poids, ou lutter contre la fatigue, c’est oublier tant sont nombreux les bienfaits du simple sommeil.

Un certain nombre de nos hormones attendent notre entrée dans le sommeil avant de s’exprimer. Celles-ci jouent un rôle sur nos fonctions vitales : immunité, régulation de notre glycémie, sensation de satiété, croissance de nos enfants, lutte contre le vieillissement cellulaire, élimination des toxines et toxiques, entretien de nos cartilages, capacité pour nous les femmes à allaiter, et même… à nous reproduire !  

Bref, si le sommeil permet à l’enfant de se construire et à l’adulte de se reconstruire, imaginons à quel point notre dette de sommeil puisse devenir pathogène sur le long terme. 

Lorsque des difficultés liées au sommeil apparaissent, nous pouvons agir sur plusieurs plans.

Dans l’alimentation, privilégier les céréales demi-complètes ou complètes (si votre intestin les tolère) pour leur teneur en magnésium et vitamines B, des œufs coques plusieurs fois par semaine. Leur jaune bien coulant est riche en acétylcholine, qui active le sommeil paradoxal et procure une meilleure qualité de sommeil. Nous pouvons également introduire des oméga 3 dans nos assiettes. Ceux-ci renforcent les gaines de myéline de nos neurones et favorisent le passage de l’influx nerveux. Ils se trouvent dans les huiles végétales bio et extraites à froid de colza, cameline, lin, noix, noisette, chanvre, mais également dans les petits poissons gras comme le maquereau, la sardine, le hareng, les anchois, le saumon. 

Nous pouvons veiller au bon équilibre de notre microbiote intestinal, en mangeant régulièrement des légumes lactofermentés, puis en faisant des cures de probiotiques ; notre intestin serait capable à lui seul de produire 95 % de la sérotonine de notre organisme, prenons-en donc soin !

Penser également à s’exposer le plus possible à la lumière du jour et éviter les excitants après 15h (thé, café mais aussi… chocolat). Le soir, essayer d’espacer le dîner du coucher d’au moins deux heures, en pensant bien mastiquer pour faciliter le travail de l’estomac. Puis, éviter les lumières vives en soirée : s’il est aujourd’hui admis que les lumières bleues de nos écrans freinent notre production de mélatonine, le constat s’étend aux intensités lumineuses de manière générale. En soirée, préférer donc le plus tôt possible la pénombre, les lumières tamisées, ou bien la bougie pour les plus romantiques !

Marie-Louise Grognet, naturopathe

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